Jours spéciaux

 

Journée de la NKT.jpgLA JOURNÉE DE LA NTK

Le premier samedi d’avril est réservé pour commémorer la création de la NTK–UIBK par le vénérable Guéshé Kelsang en 1991. Cette occasion est marquée par des manifestations particulières et par des poudjas et des dédicaces dans les centres Kadampas du monde entier. Des prières sont faites pour que la dharma kadam s’épanouisse dans le monde afin que tous les êtres vivants aient la possibilité de trouver rapidement la paix intérieure permanente.

Par-dessus tout, nous nous rappelons l’extraordinaire bonté de Vénérable Guéshé Kelsang qui a créé la NTK–UIBK, et nous prions pour qu’il demeure avec nous pour très longtemps.


Jour de l'illumination de Bouddha.jpgLE JOUR DE L’ILLUMINATION DE BOUDDHA

Le 15 avril marque l’anniversaire du jour où Bouddha Shakyamouni a démontré l’accomplissement de l’illumination en 589 av J-C. Il s’agit d’une journée extrêmement importante dans le calendrier bouddhiste, car nos actes sont 100 000 fois plus puissants que les autres jours.

L’événement est caractérisé par des retraites de purification spéciale et de jeûne dans les centres bouddhistes kadampas du monde entier, basées sur la pratique de Goutte de nectar essentiel. Cette pratique, qui s’effectue en conjonction avec Avalokiteshvara à onze visages, est particulièrement puissante pour purifier le karma négatif du corps, de la parole et de l’esprit, ainsi que pour pacifier les fortes perturbations mentales comme l’attachement désirant et la haine. Elle constitue également une méthode spéciale pour recevoir des bénédictions et améliorer notre expérience de l’amour, de la compassion et de la bodhitchitta.


Journée de la roue du dharma.jpgLA JOURNÉE DE LA ROUE DU DHARMA

Le 4 juin, 49 jours après qu’il ait démontré l’accomplissement de l’illumination, Bouddha Shakyamouni reçu la requête d’enseigner. Par compassion, il donna son premier enseignement dans le Parc des Cerfs.  Ce jour marque également l’anniversaire de Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso Rinpotché, le fondateur et le directeur spirituel de la nouvelle tradition kadampa.

Pour souligner cet événement, les Centres bouddhistes kadampa à travers le monde organise des prières et dédicaces spéciales pour que les enseignements de Bouddha fleurissent partout dans le monde pour très longtemps.


Descente de Bouddha du paradis.jpgDESCENTE DE BOUDDHA DU PARADIS

Le 22 septembre marque la célébration de la descente de Bouddha du paradis.

L’explication qui suit est extraite de la conférence donnée par Guéshé Kelsang en 1991 à l’occasion de cette journée :

« En ce jour, nous célébrons la descente de Bouddha du règne des dieux du règne du désir, appelé Le Pays des Trente-trois Paradis, où il était allé voir sa mère, qui avait pris renaissance à cet endroit-là.

Traditionnellement, ce jour marque également la fin de la retraite d’été. Chaque année, au cours des mois d’été, Bouddha faisait une retraite de trois mois avec ses disciples. La raison pour laquelle il faisait cela était pour éviter de blesser des insectes et autres animaux.

Si nous sortons beaucoup pendant les mois d’été, nous tuerons naturellement plus d’insectes et autres animaux qu’à d’autres moments de l’année. La nature du bouddhadharma est la compassion, une compassion impartiale qui n’est pas seulement pour les êtres humains mais pour chaque être vivant, y compris les animaux.

Nous devrions en fait avoir une compassion plus forte pour les animaux que pour les êtres humains parce que les animaux souffrent plus. Les êtres humains ont de meilleures conditions et sont plus fortunés que les animaux. Puisque les animaux ont tant de souffrances et aucune liberté, dans leur compassion, les bouddhistes devraient essayer de ne pas les tuer ni les déranger. Donc, pendant trois mois au cours de l’été, Bouddha conseillait à ses disciples de faire une retraite, de rester à l’intérieur, et de vivre de manière consciencieuse et en faisant attention.

Une année, pendant la retraite d’été annuelle, Bouddha est allé au Pays des Trente-trois Paradis. Après que sa mère ait décédé, elle avait pris renaissance dans ce règne des dieux, appelé ainsi parce qu’il a trente-trois types différents de dieux.

Le roi de ce règne est appelé Indra. Le Indra, qui était roi à l’époque, était aussi un disciple de Bouddha et il invita Bouddha à venir. Bouddha s’y rendit donc pour venir en aide à sa mère, mais également, à la requête d’Indra, pour venir en aide aux autres dieux qui vivaient là. Il resta trois mois, et puis repartit ce jour-là.

Ainsi, ce jour-là est très particulier. Il est dit que si nous nous engageons dans toute action vertueuse en cette journée, elle devient particulièrement puissante et notre mérite grandit énormément. Par exemple, si nous offrons une seule offrande de lumière, cette action est multipliée pour devenir des millions d’offrandes de lumière.

Ce jour-là, nous nous rappelons surtout la bonté de Bouddha.

Nous avons maintenant une sagesse particulière qui comprend que tuer les animaux est une action négative, donc nous abandonnons l’action de tuer. Nous avons maintenant une sagesse particulière qui comprend que l’amour est et peut distinguer l’amour de l’attachement. Ainsi, nous avons une formidable opportunité de construire la compassion impartiale pour tous les êtres vivants, et de cette manière, nous pouvons obtenir la réalisation spéciale de la bodhitchitta qui est la racine de l’illumination complète.

Nous avons maintenant la chance d’abandonner notre saisie du soi qui est la source de tout problème et de toute souffrance. Nous avons la sagesse qui comprend ce qu’est la saisie du soi, comment elle nous nuit et comment l’abandonner. Tout ce savoir et toutes nos réalisations de la sagesse proviennent de la bonté de Bouddha Shakyamouni.

Tous les livres de Djé Tsongkhapa sont des commentaires des enseignements de Bouddha Shakyamouni. Ils nous aident à les clarifier et les rendent plus faciles à comprendre. De nos jours, les êtres humains sont très intelligents et ont beaucoup de savoir en ce qui concerne la manière de développer et de produire les choses extérieures, mais leur compréhension ou sagesse en ce qui concerne le profond dharma de la voie spirituelle intérieure est très rudimentaire et faible. Djé Tsongkhapa a rendu tout cela très facile à comprendre. Il a tout clarifié et a rendu les choses faciles pour que nous intégrions tous les enseignements de Bouddha de manière très pratique.

Les livres de Djé Tsongkhapa sont des commentaires aux enseignements de Bouddha, donc lorsque nous étudions les enseignements de Djé Tsongkhapa, nous pratiquons les enseignements de Bouddha.

Tous les livres que nous étudions au Programme général, au Programme fondamental et au Programme de formation des enseignants, sont des commentaires des enseignements de Djé Tsongkhapa. Ils clarifient les enseignements de Djé Tsongkhapa et expliquent la manière de les pratiquer et de les intégrer dans notre vie de tous les jours. Ils sont une présentation spéciale mais, en réalité, ce sont tous des commentaires des livres de Djé Tsongkhapa. Nous étudions donc les enseignements de Djé Tsongkhapa, et ainsi, nous étudions les enseignements de Bouddha Shakyamouni.

En réalité, chaque enseignement que nous étudions et pratiquons provient fondamentalement de Bouddha Shakyamouni. Toute notre sagesse qui comprend le dharma provient de sa bonté. En réalisant cela, nous dédions toutes les vertus que nous accumulons aujourd’hui pour accomplir son souhait.

Quel est le souhait de Bouddha ? Son souhait principal est que ses enseignements s’épanouissent partout dans le monde afin que tous les êtres vivants se libèrent de la souffrance de l’océan du samsara et atteignent la paix intérieure permanente, la libération permanente, et finalement la grande illumination. Puisque la véritable méthode pour se libérer du samsara est de pratiquer les enseignements de Bouddha, à moins qu’ils ne s’épanouissent dans ce monde, il est impossible d’atteindre la libération.

Bouddha n’a pas besoin de quoi que ce soit pour lui-même parce qu’il a tout accompli, il a accompli tous ses souhaits personnels. Le seul souhait qui lui reste est que les êtres vivants atteignent la libération et l’illumination en pratiquant ses enseignements. En d’autres termes, son souhait est que le bouddhadharma pur s’épanouisse partout dans le monde pour libérer tous les êtres vivants de toute sorte de problème et de souffrance.

Ainsi donc, nous dédions toutes les vertus que nous avons accumulées aujourd’hui dans ce but. »


Jour de Djé Tsongkhapa.jpgLE JOUR DE DJÉ TSONGKHAPA

Le 25 octobre est le jour de Djé Tsongkhapa où nous nous rappelons de la grande bonté de Djé Tsongkhapa.

Ce qui suit est extrait de la conférence donnée par Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso lors de la journée de Djé Tsongkhapa en 1996 au Manjushri KMC .

« Avant que Djé Tsongkhapa n’apparaisse au Tibet, de nombreux érudits tibétains savaient déjà qu’il viendrait parce que Bouddha Shakyamouni avait prédit qu’à l’avenir Mandjoushri apparaîtrait sous la forme du lama tibétain, Djé Tsongkhapa.

Vous vous souvenez peut-être que dans Le tantra racine de Mandjoushri, Bouddha a dit à Mandjoushri, son disciple de coeur :

Après ma mort,
Quand la pureté de ma doctrine aura disparu,
Tu apparaîtras sous la forme d’un être ordinaire,
Tu accompliras les actions d’un bouddha
Et tu établiras le Pays Joyeux, le grand protecteur,
Dans le Pays des Neiges.

« Le Pays des Neiges » se rapporte au Tibet, et « Le pays joyeux » se rapporte au monastère Gandèn et à la doctrine gandèn, le grand protecteur.

Bouddha disait qu’à l’avenir, après qu’il s’en serait allé et que sa doctrine pure aurait disparu, à ce moment-là, Mandjoushri apparaîtrait sous l’aspect d’un être ordinaire mais il effectuerait exactement les mêmes actions que Bouddha, et en particulier, il établirait au Tibet le monastère Gandèn et le grand protecteur, la doctrine gandèn, ou le dharma de Djé Tsongkhapa.

Mémoriser et contempler profondément la signification des mots de Bouddha nous apportera de bons conseils, un bon ressenti et une profonde compréhension. Lorsqu’il dit que Mandjoushri apparaîtrait sous la forme d’une personne ordinaire mais effectuerait les actions d’un bouddha, il décrit la particularité de Djé Tsongkhapa.

Bien que Djé Tsongkhapa ait possédé les réalisations les plus élevées du tantra du yoga suprême, il ne montra jamais qu’il était un yogi tantrique. Il vivait comme un pratiquant ordinaire pur mais en mettant l’accent par son apparence extérieure sur la pratique pure de discipline morale. Toutefois, sa vie quotidienne était celle d’un bodhisattva, et sa réalisation intérieure de l’expérience de l’union de la grande félicité et de la vacuité jour et nuit était l’essence même du yoga du tantra suprême.

Il avait déjà atteint cette expérience de nombreuses vies auparavant, mais il apparaissait sous la forme d’un lama tibétain dans le but de montrer clairement un exemple spécial de la manière d’entrer, de progresser et de mener à terme les étapes de la voie de l’illumination.

Il est apparu sous la forme d’un être humain ordinaire pour le bien de ses futurs disciples. Bouddha Shakyamouni aussi fit de même. Il prit renaissance sous la forme d’un être humain ordinaire, prit l’ordination, s’engagea dans la méditation et finalement démontra l’accomplissement de l’illumination.

La plupart d’entre vous connaissez l’histoire de la vie de Bouddha : la manière dont il a pris l’ordination, s’est engagé dans une retraite de six ans et a finalement atteint l’illumination sous l’arbre Bodhi à Bodh Gaya.

La façon dont Djé Tsongkhapa démontra son accomplissement de l’illumination était un peu différente. Il n’a jamais montré son accomplissement de l’illumination au cours de sa vie, mais après sa mort.

Lorsque le moment fut venu pour lui de quitter son vieux corps grossier qui était venu de ses parents ordinaires, les gens ordinaires ont pensé qu’il était en train de mourir, mais à ce moment-là, au lieu de faire l’expérience de la claire lumière ordinaire de la mort dont les êtres ordinaires font l’expérience au cours du processus de la mort, il était en train de faire l’expérience de la claire lumière d’exemple ultime.

De cet état, au lieu de se manifester de la claire lumière de la mort sous la forme d’un être du bardo, ou être de l’état intermédiaire, il apparut sous la forme du corps illusoire. De cet état, au lieu de prendre une renaissance ordinaire, il atteignit le corps d’émanation d’un bouddha. De cette façon, il montra la manière d’atteindre l’illumination.

Il a montré cette manière d’atteindre l’illumination pour des raisons spécifiques qui pouraient aider ses futurs disciples. Cependant, un grand nombre de ses disciples directs, et aussi de ses futurs disciples, y compris Gyelwa Ensèpa, par exemple, ont atteint l’illumination avant la mort. Comme je l’ai expliqué de nombreuses fois, Gyelwa Ensèpa a mené à bien son entraînement au tantra du yoga suprême et a atteint la pleine illumination en trois ans, et n’a pas attendu le moment de sa mort.

Il y a de nombreuses manières différentes d’atteindre l’illumination. Puisque un grand nombre de ses disciples étaient ordonnés, Djé Tsongkhapa voulu montrer un exemple particulièrement bon à ses disciples ordonnés. Ainsi, il a montré la manière d’atteindre l’illumination au moment de la mort, au lieu d’atteindre l’illumination avant la mort.

Aujourd’hui, nous nous remémorons la grande bonté de Djé Tsongkhapa et dédions toutes nos actions vertueuses, y compris la poudja de ce soir, pour l’épanouissement du dharma dans le monde entier et pour que de nombreux êtres vivants aient la grande opportunité d’atteindre la libération et la pleine illumination. »


Journée internationale des templesLA JOURNÉE INTERNATIONALE DES TEMPLES

Le 1er samedi de novembre les centres kadampas du monde entier célèbrent le projet international de construction de temples.

Des événements particuliers ont lieu pour collecter des fonds pour le projet, des prières sont faites pour le succès et l’épanouissement du projet, et pour dédier le projet à la paix dans le monde.

L’extrait suivant, tiré de la conférence donnée par Vénérable Guéshé Kelsang Gyatsoexplique l’importance des temples et la manière dont ils viennent en aide aux êtres vivants pour cette génération et les générations à venir :

« Selon la vue bouddhiste, en particulier la vue bouddhiste mahayana, un temple est une représentation du pays pur de Bouddha. Les statues ou les images de Bouddha sont des représentations du corps de Bouddha, les stoupas sont des représentations de l’esprit de Bouddha, et les livres du dharma sont des représentations de la parole de Bouddha. Ce sont des objets saints et précieux.

Pour ces raisons, je recommande la construction de temples comme l’une des meilleures manières pour venir en aide aux êtres vivants.

Ceux qui regardent un temple ou génèrent la foi en lui, recevront des bénédictions spéciales : c’est la fonction principale d’un temple.

Quiconque voit un temple ou une image de Bouddha recevra les bénédictions de Bouddha. Bouddhistes, non bouddhistes, cela ne fait aucune différence; tout le monde, à chaque fois qu’il voit une image de Bouddha, ou un temple, recevra des bénédictions.

Ainsi, je peux dire de mon côté, ou de notre côté, que c’est le meilleur bienfait pour le public ou le meilleur service public.

Nous avons accompli ce temple pour que, même les personnes qui n’ont aucun intérêt pour les enseignements, reçoivent des bienfaits du bouddhisme, tout le monde, chaque être.

Qu’ils aient foi ou non, cela n’a aucune importance. Toute personne qui voit une représentation d’un pays pur de Bouddha, et des représentations du corps de forme, de la parole et de l’esprit de Bouddha recevra des bénédictions.»


Jours de Tsög.pngLES JOURS DE TSOG

Chaque mois il y a deux jours, le 10 et le 25, au cours desquels il est particulièrement important pour les pratiquants du tantra du yoga suprême en général, et pour les pratiquants de Hérouka et Vajrayogini en particulier, d’effectuer une offrande de tsog.

L’offrande de tsog est très importante pour renouveler les engagements et écarter les obstacles. C’est une méthode spéciale grâce à laquelle les dakas et les dakinis qui prennent soin de nous et nous guident, nous accordent les réalisations de l’étape d’accomplissement. Notre richesse, mérite et grande félicité grandiront grâce à cette pratique.

Un « tsog » est une assemblée de héros et de héroines. Le terme « héros et héroïne » et « daka et dakini » sont interchangeables. Shantideva dit qu’un héros ou héroïne véritable est quelqu’un qui a détruit son esprit d’autopréoccupation, a conquis ses perturbations mentales et a construit le courage d’aider de nombreux êtres vivants.

Lorsque nous faisons une offrande de tsog, il est bon de considérer ceux à qui l’offrande est faite et ceux qui font l’offrande en tant que héros et héroïnes. Nous offrons l’offrande de tsog au champ d’accumulation de mérite qui comprend l’assemblée toute entière des héros et héroïnes.

Lorsque nous nous réunissons en groupe pour faire une offrande de tsog, il est très important que nous considérions tout le monde en tant qu’assemblée de héros et héroïnes. Si nous faisons cette poudja seul, nous nous visualisons entouré de tous les êtres sous l’aspect de héros et de héroïnes.

Habituellement, les centres kadampas font la poudja L’offrande au guide spirituel en même temps qu’une offrande de tsog les 10 et 25 de chaque mois.


Mois de H et VLE MOIS DE HÉROUKA ET DE VAJRAYOGINI

Le mois de janvier, en particulier du 3 au 31, est un moment très fort pour les pratiquants de Hérouka et Vajrayogini qui font des offrandes et des retraites.

Les deux jours de tsog de ce mois sont très particuliers. Le premier, le 10 janvier, est une journée spéciale dédiée à Vajrayogini, et le deuxième, le 25 janvier est une journée spéciale dédiée à Hérouka. Faire des offrandes spéciales à l’occasion de ces deux journées est extrêmement important.